BIEN REVEILLE !!!Comment a été créée la première filière DIHUN ?En 1990, cela faisait 14 ans que
Diwan existait et 7 ans pour
Div Yezh. Et rien n'existait dans l'Enseignement Catholique. Vivant à Vannes, j'ai bâti un dossier afin de savoir quelle école serait partante pour monter ce projet. Les 28 inscriptions provenant de l'école
St Gwenn nous permirent d'ouvrir cette première filière ; l'enseignant ne fut nommé que deux jours avant la rentrée !
Quels épisodes vous ont-ils marqués en 15 ans ?Faire classe au coeur des menhirs à Carnac ! Cet événement très symbolique, fut très largement médiatisé. C'est pourquoi l'année suivante on ouvrait à Carnac.
Désormais, 3 300 enfants sont scolarisés à DIHUN dont la moitié dans en Mor Bihan.
Je fût également très heureux de l'ouverture de la filière à Nantes avant celle de Rennes. Il était très important que DIHUN soit représenté dans les 5 départements.
Quel est le cheval de bataille de DIHUN ?Depuis environ 8 ans nous travaillons pour l'enseignement d'une 3ème langue dès la maternelle : "l'enseignement intégré des langues". Nous pensons, comme les catalans et les basques du sud que le bilinguisme est "dépassé". Les basques du sud pensent que leur langue a peu de chance d'existence si elles se cantonne dans un match inégal contre l'espagnol, le français ou l'anglais. Sa vie ne peut être assurée qu'au sein d'un TOUT. Ce tout ce n'est pas un multilinguisme qui additionnerait la connaissance de plusieurs langues les unes à côtés des autes, avec des status sociaux très inégaux. Cela devient l'apprentissage de ces langues au sein d'un "enseignement intégré".
Celui-ci à des implications pédagogiques car ce que l'on apprend par une langue à des conséquences positives sur les autres surtout si cela est coordonné. Cela a aussi des implications sociales ou idéologiques, car le statut de la petite mais néanmoins indispensable langue grandit au sein du bouquet.
Komzoù dastumet gant M.L.